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— C’était un samedi matin, où le temps était froid et ensoleillé, que nous avons fait la connaissance de la famille Mourouvin.



Cela fait maintenant 10 ans, qu’Alain Mourouvin a repris cette scierie, qui a l’époque était en mauvaise posture. Aujourd’hui la Scierie de Landi garde un bon rythme de croisière, et sa fille Emma a rejoint son père dans l’aventure du bois sous le regard fier de sa mère Mado.

C’est autour d’un café, assis autour d’une table dans l’algéco qui sert de bureau que nous avons pris place. Alain nous raconte alors l’origine de l’entreprise.

Au début, c’était déjà une affaire familiale, mais pas la leur. Les Mourouvins, eux, sont arrivés en Bretagne un peu par hasard.

Alain est Réunionnais, et après son service militaire, il décide de rester sur le continent pour devenir mécanicien auto puis frigoriste.

— It was a Saturday morning, when the weather was cold and sunny, we met the Mourouvin family.



It has been 10 years since Alain Mourouvin took over this sawmill, which at the time was in bad shape. Today the Scierie de Landi keeps a good rhythm of cruising, and his daughter Emma has joined his father in the adventure of wood under the proud glance of her mother Mado.

It’s with a coffee, sitting around the table in the algeco used as an office that we took place. Alain then tells us the origin of the company.

At first it was already a family business, but not theirs. The Mourouvins arrived in Brittany by chance.

Alain is from Reunion Island, and after his military service, he decided to remain on the continent to become a mechanic and then a refrigeration mechanic.

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Il rencontre à cette époque sa femme Mado, en étude à Orléans et dont l’opportunité professionnelle les fera se déplacer à Concarneau, les rapprochant ainsi de l’eau salée.



« Moi j’ai toujours voulu retourner habiter près de la mer, je suis né à 150m de la mer, je ne peux pas vivre sans, j’ai toujours entendu le rouleau des vagues. » nous confie Alain.

En Bretagne, Alain a eu la possibilité d’apprendre les bases de son métier d’aujourd’hui : « Je n’avais jamais vu de scierie, alors le patron me disait « tu vas couper du bois », et je disais « oui oui », même si je ne comprenais rien ! (rires) ».

« J’ai découvert ce qu’était le métier du bois, et ça m’a plu. Car dans ma famille, si l’on est pas charpentier, on est maçon. Et donc le bois, c’est une matière que je connaissais. Mon oncle qui habitait juste à côté de chez-nous (à la Réunion) avait un atelier et j’étais toujours dans la sciure. »

He met his wife Mado at the time, studying in Orléans and whose professional opportunity will make them move to Concarneau, bringing them closer to salt water.



« I always wanted to go back to live near the sea, I was born 150m from the sea, I can not live without, I always heard the roll of the waves. » Says Alain.

In Brittany, Alain had the opportunity to learn the basics of his job: « I had never seen a sawmill before, so the boss told me you’re going to cut wood « , and I said » yes  » Yes, « even if I did not understand anything !(Laughs) ».

« I discovered what was the wood trade, and I liked it. In my family, if one is not a carpenter, one is a mason. And so wood is a material that I knew. My uncle who lived right next to us (in Reunion) had a workshop and I was still in sawdust. »

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L’opportunité de gérer sa propre scierie, est apparue bien plus tard.



Alors que la scierie ne produisait que de la palette, Alain, avec ses 30ans d’expérience, a fait le pari de se diversifier en proposant du bois d’œuvre, ce qui lui a permis de vendre aux artisans et aux particuliers.

Ainsi, la scierie propose désormais une écoute et un service sur-mesure : structure de maison en bois, bois de charpente, bardages nordiques, etc.

Comme le dit si bien Alain : « Pour nous, chaque client doit être écouté, peu importe la taille de leur projet, nous devons le comprendre et le satisfaire. Il y a toujours une solution pour tout. »

It was not until long after that, that the opportunity to manage his own sawmill appeared.



While the sawmill was only producing palettes, Alain, with his 30 years of experience, bet to diversify by offering timber, which allowed him to sell to craftsmen and individuals.

Thus, the sawmill now offers listening and tailor-made service: wooden house structure, lumber, Nordic siding, etc.

As Alain puts it: « For us, every customer must be listened to, no matter how big their project is, we have to understand and satisfy him. There is always a solution for everything. »

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Emma, elle, a toujours vécu proche de l’univers bois, elle venait toujours donner un coup de main et à trainer ici et là depuis son plus jeune âge.



Au début, reprendre la scierie n’était pas quelque chose qu’elle envisageait, ou du moins, elle n’était pas sûre de le vouloir :

« J’ai préféré faire un DUT dans le commerce. Et c’est lors d’un stage dans une entreprise de charpente que je me suis sentie tout de suite bien.

Je revoyais du bois, et puis entre-temps je travaillais aussi à la scierie de Landi, et je me suis donc spécialisée à l’École du Bois à Nantes.

Après mon contrat de professionnalisation, le but c’était de faire mon expérience, de voir autre chose avant peut-être d’y revenir »

Emma always lived close to the world of wood, she always joined to give a helping hand and to hang around here and there from a young age.



At first, taking over the sawmill was not something she was contemplating, or at least she was not sure she wanted to:

« I preferred to do a DUT in the trade. And it was during an internship in a frame company that I felt good right away.

I saw wood again, and then in the meantime I also worked at the sawmill of Landi, so I specialized in the École du Bois in Nantes.

After my education as a professional, the aim was to make my own experience, to see something else before coming back. »

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Emma finira par faire son contrat d’étude à mi-temps dans la scierie de son père et dans une autre scierie.



« Et là j’ai eu le déclic, ça m’a bien plu, puis j’ai travaillé comme commerciale itinérante dans le secteur bois chez un négoce de bois & matériaux pendant 3ans et demi ».

Aujourd’hui Emma reprend le flambeau tranquillement. Le commerce et le contact client, elle connait. C’est donc avec l’aide de son père qu’elle apprend le métier de scieur avant de devenir dirigeante à temps complet.

Travailler en famille ? Emma nous répond : « On se connaît, travailler ensemble, c’est être plus fort et soutenu au quotidien même si parfois la communication inter-génération peut être délicate.

Toute la famille est impliquée, ma mère Mado et mes deux soeurs Aude & Virginie nous apportent leurs soutiens et leurs savoir-faire individuels. »

Emma will eventually complete her half-time study contract at her father’s sawmill and not another sawmill.



« And then I got the click, I really liked it, then I worked as a traveling salesman in the wood sector in a wood & materials business for 3 years and a half. »

Today Emma takes the torch quietly. She knows trade and customer contact. So, with the help of her father, she learned the craft of sawyer before becoming a full-time manager.

Working with your family? Emma answers us: « We know each other, work together, it means being stronger and supported on a daily basis, even though sometimes intergenerational communication can be tricky.

The whole family is involved, my mother Mado and my two sisters Aude & Virginie bring us their support and their individual know-how. »

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Aujourd’hui, la scierie compte une équipe de cinq personnes.



« Les salariés de la scierie sont des professionnels compétents, polyvalents et indépendants dans leur travail. Nous travaillons tous ensemble toute la semaine et nous essayons de toujours garder de la bonne humeur, c’est important. » nous explique Emma.

D’ici septembre, Pierre, le compagnon d’Emma, viendra les rejoindre. Il travaille actuellement dans une entreprise à Saint Malo où il conçoit des plans d’aménagement intérieur et des menuiseries extérieures.

« Nous adorons tous les deux le bois et les différentes manières de le travailler, c’est pour cette raison que nous avons décidé ensemble qu’il rejoigne la scierie. » nous précise Emma.

Today, the sawmill is a team of five.



« The employees of the sawmill are skilled, versatile and independent professionals in their work. We all work together all week and try to keep good humor, that’s important. Emma explains.

By September, Pierre, the companion of Emma, will join them. He currently works in a company in Saint Malo where he designs interior layouts and exterior carpentry.

« We both love the wood and the different ways of working it, and that’s why we decided together to join the sawmill. » Says Emma.

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La scierie travaille essentiellement le bois « douglas », un pin d’origine d’Amérique du Nord et qui se plaît beaucoup au climat humide & doux de la Bretagne.



« Nous avons décidé de nous positionner sur le marché du bois produit localement. Cela correspond à nos valeurs : travailler local avec des essences locales sans aucun traitement chimique. Le douglas est un bois naturellement imputrescible. » nous explique Alain.

En effet, le bois provient de forêts qui sont situées dans un rayon de 100km autour de la scierie. Les troncs sont sélectionnés en « bordure de route » : après l’abattage et le débardage, les grumes sont rassemblés le long de la route afin d’être acheminés dans les scieries.

« Pour le douglas et le mélèze nous apportons une attention particulière à la sélection. Nous allons les choisir directement au bord de la route pour assurer une qualité satisfaisante à nos clients. » rajoute Emma.

The sawmill works almost with the Douglas fir, a pine of North American origin, and very they are all pleased with the moist and mild climate of Brittany.



« We have decided to position ourselves in the market for locally produced wood. This matches with our values: working locally with local species without any chemical treatment. Douglas fir is a naturally rot-proof wood. « Explains Alain.

Indeed, the wood comes from forests that are located within a radius of 100km around the sawmill. The trunks are selected at the « roadside »: after logging, the logs are gathered along the road to be transported to the sawmills.

« For Douglas fir and larch we pay special attention to selection. We will choose them directly from the road to ensure a satisfactory quality to our customers. » Adds Emma.

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Dans une bille de bois, seulement la moitié est utilisable pour la fabrication de planches, madriers…



La scierie valorise l’autre moitié en « bois énergie » (bois déchiqueter) à destination des chaufferies bretonnes, en sciures (litière d’élevage) et va devenir prochainement fournisseur de produits connexes d’Aprobois.

Pour Alain et Emma, il est important de communiquer sur leur travail avec les essences locales et plus particulièrement dans la construction :

« Nous voulons promouvoir notre métier qui demande à être connu auprès du public, et démontrer qu’il y a d’autre façon d’acheter du bois que dans la distribution de matériaux classiques, sans traitement chimique. »

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Merci à Alain, Emma & Mado Mourouvin pour cette belle rencontre. Retrouvez toutes les informations sur le travail de la Scierie de Landi sur leur site internet ou facebook.

In a log, only half is usable for the manufacture of planks…



The sawmill valorises the other half in « wood energy » (wood shredding) destined for Breton boilers, sawdust (litter of breeding) and will soon become supplier of related products of Aprobois.

For Alain and Emma, it is important to communicate on their work with local species and more particularly in construction:

« We want to promote our craft, which needs to be known to the public, and demonstrate that there is no other way to buy wood than in the distribution of conventional materials without chemical treatment. »

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Thanks to Alain, Emma & Mado Mourouvin for this beautiful meeting. Find all the information about the work of the Scierie de Landi on their website or facebook.

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